28/03/2011

Nucléaire : opposition de façade, une belle mascarade

Contrairement à un accident dans tout autre type de technologie, les maladies, la mort, en un mot le mal nucléaire est sournois, ne se voit mais est légué pour toujours à l'ensemble des générations futures.  Ce concept même nous dépasse et c'est bien là le malheur.

J'ai fait partie dans les années '70 des militants de la première heure. Autant contre Verbois nucléaire que contre le surgénérateur de Malville, il fallait à l'époque, s'opposer fermement à toute nouvelle centrale nucléaire. Sur ce point, mon opinion n'a pas changé.

Quant aux centrales existantes, elles polluent déjà, ne serait-ce que par leurs déchets radioactifs dont on ne sait toujours pas que faire. Alors tirer la prise comme les anti-nucléaires le réclament aujourd'hui, ne changerait pas grand-chose au danger.

Je suis pour sortir du nucléaire, mais seulement après avoir tenté ne serait-ce qu'un seul jour de « tirer la prise ». Juste pour voir à quel point notre société basée sur le tout électrique s'en sortirait.

Qui depuis la catastrophe de Fukushima a cessé de surfer sur le net pour un rien au lieu d'ouvrir un bouquin pour trouver l'info recherchée ? Personne, car nous vivons branché électrique mais déconnecté de la réalité. Et pourtant le web, c'est du nucléaire, mais produit ailleurs, loin des yeux, loin du coeur...

Qu'on cesse de me rabattre les oreilles avec des « éteignez la lumière avant de quitter une pièce », « ne laissez pas vos appareils en stand-by et la planète sera sauvée... ».  7,5 millions de suisses tireraient la prise qu'on ne sauverait en rien une planète alourdie chaque jour de nouveaux consommateurs qui se comptent par centaine de millions.

Mais le mot décroissance est tabou, surtout si on l'attribue à notre population humaine. Tant qu'on n'aura pas fait le choix au niveau planétaire, de moyens contraceptifs autrement plus humains et efficaces que la massue pour réguler notre nombre, nous irons droit dans le mur. Il ne sera alors plus nécessaire d'éteindre la lumière après notre passage, la nature, elle, n'a pas besoin du nucléaire pour demeurer éclairée.

 

02/10/2009

Genève doit croître pour ne pas dépérir

En 2030, Genève aura atteint 1 million d'habitants. Le concept d'agglomération est indispensable pour assurer la croissance de Genève. Cette affirmation des "experts" de la Tribune de Genève du 2 octobre 2009, me laisse perplexe.

Alors que les problèmes de logements, d'emplois, de circulation, de sécurité ne cessent de s'amplifier, la croissance de Genève est prescrite comme seul remède. C'est pourtant cette même croissance qui, au niveau planétaire, est responsable de la surpopulation, de la faim, de la misère, de l'érosion des terres et des ressources. Comment se pourrait-il alors que le poison planétaire soit un remède pour Genève ?

Ne faudrait-il pas plutôt mettre un frein à cette croissance quantitative ?

Contrairement à Monsieur Genecand, je ne me sens pas enserrée par la zone agricole. Loin de m''étouffer, cette dernière ma rassure. Ouf, il nous reste ainsi de quoi garder les pieds sur terre, faire pousser nos racines et qui sait, peut être même nous nourrir demain.