21/02/2011

La police au bureau, les criminels dans les rues et les citoyens…en péril ?

Des Roms squattent le Centre Médical  Universitaire, vols et actes de vandalisme sont perpétrés à Uni-Mail;  les entrées d' entreprises comme l'UBS  au Pont d'Arve servent d'abris aux sans abris ; l'espace vert sous le collège Voltaire est rempli d'une faune qui n'a rien à voir avec la biodiversité mais plutôt à avec la joyeuse multiculturalité genevoise formée de dealers, drogués, clandestins, mendiants, etc.; les entrées de quasi tous les immeubles situés dans le quartiers urbains populaires sont squattés par les mêmes. Quand on laisse faire, ils finissent par s'enhardir, monter dans les étages, agresser nos aînés (cf Tribune du 18 février). Etudiants, collégiens, employés,  toute la population se trouve confrontée quotidiennement au phénomène et privée de "ses" espaces. Que fait la police ? Elle enlève son uniforme  et abandonne le terrain, démotivée par le manque de moyens et étouffée par le travail administratif.

Le problème, c'est qu'aujourd'hui il n'y a pas que la police qui est démotivée. J'entends de plus en plus d'habitants dire que c'est la fatalité, qu'on ne peut rien faire. Même la comnseillère d'Etat en charge de la sécurité et de la police, Isabel Rochat, dit que l'insécurité à Genève est "endémique" (est dite endémique d'une région une espèce qui y vit de tout temps ou une maladie si elle y sévit de manière permanente). Les partis socialistes et libéraux répondaient le 17 février  à la Tribune que s'ils n'avaient pas amené de solutions alors qu'ils sont aux commandes depuis des années, c'est parce qu'il n'y en avait pas.

Non l'insécurité à Genève n'est pas une fatalité, l'insécurité n'est pas endémique, elle est récente, elle a une cause : l'ouverture des frontières.

Merci aux autorités d'agir et vite ou de laisser la place aux partis qui sont prêts à agir !

Afin d'obtenir des réponses j'ai déposé ce jour deux interpellations urgentes au Conseil d'Etat :

Et ma collègue de parti Céline Amaudruz en a déposé une autre :

  • Le Conseil d'Etat envisage-t-il de déloger du CMU les Roms et autres individus errants qui s'adonnent à la mendicité, à commettre des vols et des dommages à la propriété ?

 

26/05/2010

Champ Dollon explose, moi aussi !

L’article sur Champ Dollon, conjugué à l’interview du directeur de l’office fédéral des migrations ou à celui du procureur du canton de Neuchâtel concentrent à eux seuls toutes les frustrations sur une situation qui s’empire de jour en jour en matière de sécurité. J’exprime ici mon ras le bol face à la naïveté dont nous faisons seuls preuve.

« 37% des détenus restent moins que 8 jours à Champ Dollon, 10% 1 seule nuit ».

Donc 47% des prisonniers restent 8 jours au maximum. Malgré cela, « Avec la chaleur et les beaux jours les frustrations augmentent » ,..« Les prisonniers refusent de remonter dans leur cellule » et ce n’est pas la première fois. Il paraît qu’ «un plan se met en place avec mobilisation et moyens supplémentaires». Réponse disproportionnée alors qu'une solution  simple consisterait en la suppression de la promenade pour au moins les fauteurs de trouble voire même pour le 47% des prisonniers, ceux là restant moins 8 jours à l’ombre. Pas dramatique comme mesure pour un lieu qui ne devrait pas être un lieu de villégiature.

«Les trafiquants de drogue Africains et Albanais constituent 50% des prisonniers.» Soit il y a une quantité énorme de délinquants en tout genre qui alimente ce turnover incroyable, soit ce sont les mêmes qui aiment tant nos prisons qu’ils reviennent plusieurs fois remplir à craquer les cellules.

Solution gouvernementale "Cento rapido": voter un crédit d’urgence pour construire 100 cellules de plus pour 24,9 millions. Soit 249'000 francs par cellule ! A vrai dire ce ne sont pas les cellules qui coûteront cher, mais les salles de sport, de détente, d’informatique que, paraît-il, le droit fédéral nous impose. Au rythme actuel (500 détenus en 2008, 600 à mi 2010), avec 100 places de plus, on devrait être bon pour 18 mois avant de revoter 25 millions de francs pour 100 cellules de plus…

Le problème, n’est pas le besoin de salle de sport, mais le nombre de détenus par cellule ! C’est donc bien des cellules qu’il faut construire pour que la majorité de prisonniers retrouve un peu de place dans les leurs et pour laisser les poches du contribuable souffler un peu.

A propos, combien coûte un prisonnier aux Genevois (qui attendent que l’on se préoccupe de construire pour eux aussi un logement, qui cherchent du travail, ont des enfants qui mériteraient de bonnes conditions d’enseignement, ou un parent malade sur un lit d’hôpital, ou en attente d’une place en EMS.) Ou sont nos priorités ?

Sur la sécurité bien sûr. « On a vu arriver 120 détenus de plus à Champ Dollon en 4 mois ». Et le travailleur de Champ Dollon de dire que l’opération menée actuellement par la police pour sécuriser nos rues est une erreur. Mais quel message passons-nous si l’on n'incarcère pas les trafiquants de drogue (qui constituent 50% des prisonniers) ?

La réponse se trouve un peu plus loin dans la Tribune, selon le directeur de l’office fédéral des migrations «95,5% des requérants nigérians utilisent la filière de l’asile pour s’adonner à des activités illégales, dont le trafic de drogue ».

Toujours dans le même journal, décidémment très instructif, le procureur du canton de Neuchatel avoue que «jusqu’à une peine de 6 mois, le Code pénal nous force à infliger des jours-amendes. Inutile de dire que c’est de la rigolade pour les délinquants.» et que « les peines de travail ne peuvent être infligées que si la pesonne l’accepte.» L’accepte ?

Le problème est bien là :

Notre droit pénal n’est pas assez ferme, et cela se sait à l’Est comme au Sud.

Tant que l’on relâchera dans la rue les requérants d’asile en attendant de s’occuper d’eux, une part succombera à la tentation du deal, de l’argent facile et viendra remplir nos prisons, une fois, deux fois, trois fois. A ce jeu là, c’est fatalement l’arrêteur et non l’arrêté qui finit par se lasser, et cela se sait.

Tant que les prisons seront accueillantes et elles le sont encore, même dans des conditions de surpopulation carcérale chronique, elles ne feront pas peur à tous ceux pour qui «ailleurs c’est pire».

Le jour où nous aurons le courage d’accepter le principe même de centre de détention, l’eldorado helvétique et ce faisant genevois, en prendra un coup et deviendra subitement moins attirant.

Le jour où nous aurons renforcé notre droit pénal, allongé les peines pour les récidivistes et obligé véritablement les condamnés à payer leurs dettes envers la société par un travail concret au service de cette dernière, les délinquants réfléchiront à deux fois avant de recommencer leurs méfaits.

Soyons clair, il ne s’agit pas d’un message haineux contre les étrangers. J’ai toujours aimé le côté multiculturel de Genève, et jamais souhaité la fermeture des frontières (un contrôle à ces dernières, si). Genève a une tradition d’accueil mais elle s’adresse aux étrangers qui respectent nos lois.

Celui qui véritablement souhaite intégrer notre pays, qui aura dans son propre pays subi l’innommable, comprendra qu’il faille montrer patte blanche avant d’entrer, histoire qu’une fois dedans, il ne se retrouve pas à nouveau en enfer.