16/03/2012

Ras l'agglo

Le projet d'agglo a pour objectif d'une part de rééquilibrer la répartition des emplois et des logements entre la Genève et la France voisine et d'autre part préparer la région à accueillir encore davantage d'habitants et d'emplois.

Quand on a déjà près de 100'0000 emplois de plus à Genève que d'habitants pour les occuper et déjà plus d'habitants à Genève que de logements pour les accueillir, il faut d'abord résoudre ce déséquilibre-là. Vouloir en même temps  accueillir  200'000 habitants et 100'000 emplois  de plus, c'est amplifier le problème et non le résoudre. Les habitants de la région attendent du projet d'agglo des réponses à leurs conditions de vie d'aujourd'hui.

L'absence de réponse du projet d'agglo sur comment freiner cette croissance exogène pourrit nos relations de bon voisinage en dressant Genevois et Français de la région les uns contre les autres alors même que nous partageons le même territoire.

Nous sommes dans la démocratie la plus directe qu'il soit, mais le peuple ne pourra se prononcer ni sur le projet d'agglo ni sur son application au niveau cantonal, à travers le plan directeur 2030. Ce déni démocratique est à corriger au plus vite et pas juste via des forums ou des processus participatifs innovants, mais tout simplement en utilisant l'outil existant, le vote populaire.

Suite d'une longue liste de blogs sur le même sujet

 

28/06/2011

Construire la ville en ville, oui. Au détriment des communes suburbaines, Non !

Dans le supplément Immobilier de la Tribune du 28 juin, Christophe Aumeunier, secrétaire général de la Chambre Genevoise Immobilière, se réjouit du vote unanime du Grand Conseil pour le projet Praille-Acacias-Vernets (PAV). Il en profite de suite pour ajouter une petite phrase assassine : "d'autres (ndlr entreprises industrielles), qui génèrent des immiscions (bruits, trépidations, odeurs ou trafics de marchandises importants) pourraient s'établir au Bois-de-Bay ou dans de nouvelles zones industrielles à créer à Bernex et à Colovray (zone des bisons)."

Même si, tout soudain, il ne mentionne plus les zones industrielles de Vernier pour délocaliser les entreprises qui font "tache" au PAV, par pure solidarité avec les autres communes visées, je m'insurge ! Au-delà du fait que nous ne sommes pas des poubelles, la zone de Bois de Bay n'est reliée à rien et celle de Colovray non plus. Quant à Bernex, déjà que les habitants ne veulent pas du service des autos,... Mais il est vrai que côté odeurs, ils sont déjà habitués.

Expédier les industries à la périphérie, ce serait refaire les erreurs urbanistiques du siècle passé et amplifier les mouvements pendulaires entre zones industrielles et zones résidentielles qui en découlent aujourd'hui.

Le vrai défi du PAV c'est  au contraire de parvenir

  • à réaliser la mixité logements et activités en intégrant les activités tertiaires et secondaires existantes
  • à superposer les usages dans un souci d'économie du sol
  • à réussir le pari de la verticalité plutôt que de se vautrer, une fois de plus, dans l'horizontalité dévoreuse de m2

Défi, oh combien difficile pour une Genève au ras des pâquerettes mais que le projet de loi du PAV permet parfaitement de réaliser, pour autant que l'on en ait la volonté.

En fait, si Mark Muller, faisait véritablement preuve de volontarisme au PAV, ce n'est pas 1 logement pour tout nouvel emploi qu'il construirait mais 2 logements. Là, on aurait vraiment une chance de résorber le déficit actuel et le PAV serait véritablement novateur et salvateur.

 

Ah le PAV on en parle, on en parle... Au siècle dernier, Maurice Braillard voulait lui aussi reconstruire la ville en ville, de même que Zebulon en 2008

 

10/05/2011

Cherpines, dire non pour que le gouvernement nous prenne en considération

Il y a 12 ans, j'approuvais dans le cadre de la commission d'aménagement du territoire, le plan directeur cantonal 2001 qui préconisait entre autres, le déclassement des Cherpines. A l'époque, on envisageait une croissance modérée et des déclassements ciblés pour y répondre.

Les dix années qui ont suivi l'adoption du plan directeur 2001 ont bouleversé toutes les prévisions. L'ouverture des frontières, l'attrait fiscal et l'effet « boule de neige » ont fait exploser le nombre de nouveaux venus. Dotés de moyens dépassant largement ceux des résidents, hedgefunds, traders en tous genre, multinationales, fondations, et bien d'autres entreprises plus discrètes mais non moins bien dotées, se sont précipités  à Genève et dans leur sillage, leurs employés venus d'ailleurs. Acculé par des prix prohibitifs, le genevois s'est retrouvé contraint à l'exil, expulsé par le congé-vente ou la vente contrainte.

Dire oui aujourd'hui au Cherpines, c'est accepter que cette situation discriminatoire perdure et empire. Car plus on construit, plus on attire du monde. La libre circulation nous asphyxie à coups de bouchons et nous expatrie à coups de béton. Exit le Genevois.

Les 3000 logements des Cherpines, ne suffiront même pas à couvrir les besoins des nouveaux arrivants annuels.  Déclassera-t-on 58 hectares annuellement ? Sous couvert de densification de tout ce qui est construit ou constructible, c'est exactement ce que prévoit de faire pour les 30 prochaines années le nouveau plan directeur cantonal. Mais au final, il y aura toujours un déficit de logement. Les flux migratoires se poursuivant de plus belle, il faudra encore déclasser pour le besoin des autres.

Alors que dire non aux Cherpines, c'est contraindre le gouvernement à mesurer l'ampleur du désarroi du genevois moyen, c'est le forcer à trouver des solutions privilégiant d'abord ceux qui durant des années ont construit Genève tout en contribuant à préserver la qualité de vie. Une qualité (de vie) qu'à force de vendre au plus offrant, le gouvernement actuel nous fera perdre à tout jamais.

Le 15 mai 2011, je dirai non aux Cherpines.

 

11 mai: Parce que la préservation des terres agricoles est vitale, mon collègue de l'UDC, Eric Leyvraz, votera lui aussi non au déclassement des Cherpines. Se nourrir ou se loger ? Croître ou périr  ? Telles sont les questions de base que ce déclassement devrait nous amener à débattre.

 

 

24/02/2011

Assistants administratifs pour la police ou pour le Conseil d'Etat ?

Qu'il s'agisse de sécurité  ou de logement, force est de constater que qui que soit l'auteur des courriers adressés au Conseil d'Etat ou Conseillers d'Etat, les réponses se font attendre. Notre gouvernement est-il si sûr de ses prérogatives, de ses solutions, de ses décisions qu'il n'ait plus besoin de répondre aux problèmes bien réels des citoyens ? A l'ère de la communication, le dialogue, le vrai, est plus que jamais indispensable dans une démocratite directe. Il fait défaut, c'est regrettable.

13/12/2010

Assez d'être tondus !

Tandis que la droite s'en met plein les poches, la gauche vous les vide.

Dans les communes aisées, les villas se vendent à prix d'or, 5, 10, 74 millions de francs, pour le genevois,  la flambée des prix est vertigineuse  et l'acquisition impossible.

Dans les communes pauvres, la situation est tout autre, les propriétaires sont contraints de vendre à prix cassés pour permettre la construction de logements abordables pour  des genevois obligés à s'entasser les uns sur les autres, acculés par une concurrence déloyale exercée sur les emplois et les terres par des étrangers autrement plus friqués.

Un exemple parmi, hélas, tant d'autres,  un couple de Lancy est obligé de vendre pour raison de santé le fruit du labeur de toute une vie. Ils avaient trouvé preneur pour leur villa au prix du marché, à 1'300'000 francs. Mais, faute d'être à Cologny,  ils devront vendre à moindre prix. Dans la zone de développement, qui ne touche bizarrement que les communes déjà pénalisées par pléthore de nuisances, l'Etat  exerce son droit de préemption, considère le prix comme excessif et rechigne à débourser plus d'1 million francs. Une sous enchère que l'Etat justifie par le fait qu'il doit construire du logement social mais qui lèse le propriétaire démuni d'alternative.

Ghettos de riches d'un côté, ghetto de pauvres de l'autre, la classe moyenne, qui formait le ciment d'une société équilibrée, disparaît en silence. Cette situation est écœurante, dangereuse et inacceptable.

Raison pour laquelle je me bats pour défendre la classe moyenne qui a construit Genève  et qui en a assez d'être tondue !

 

10:54 Publié dans Politique | Tags : logements, ghettos | Lien permanent | Commentaires (1)