03/02/2012

Quand la chasse s'érige en art mortel

Le président des chasseurs suisses, prétend que la chasse est un art nécessaire et un devoir public ! Quand l'artiste utilise le pinceau ou la plume, je veux bien croire au chef d'œuvre autodidacte, mais quand l'art se pratique au fusil, s'écrit avec du sang, et finit en nature morte, la moindre des choses et d'avoir pris des cours pour au moins viser juste. Or les chasseurs n'en veulent pas. Genève est cité en exemple d'une chasse qui ne veut pas dire son nom dans un canton qui l'a proscrite. Mais nos gardes-chasse sont instruits et formés au tir et de fait, légitimés à réguler une espèce en cas de dégâts aux cultures. Leur tableau de  chasse  est bien modeste en comparaison du  coup de main, et non de fusil, qu'ils donnent tout au long de l'année pour aider à la protection des animaux.

On ne peut pas en dire autant des chasseurs qui, pour nous faire avaler leur chevrotine, s'attaquent au loup, à l'ours et au lynx  au nom d'une chasse qu'ils qualifient faussement  de « durable pour le bien de l'écosystème ».  Il est temps  d'imposer des cours de tir aux chasseurs pour éviter qu'ils ne se retrouvent eux-mêmes dans la liste des nuisibles.

 

Un chasseur sachant chasser sans son chien et sans son fusil est un bon chasseur...

 

12:58 Publié dans Politique | Tags : chasse, nature | Lien permanent | Commentaires (1)

20/01/2012

Genève nature, encore une occasion ratée

Les couloirs biologiques sont les routes de la nature, qu'il s'agisse de haies vives ou de cours d'eau naturels. Les espèces les utilisent pour se déplacer en toute sécurité et donc survivre. A Genève,  l'enjeu est grand car ces couloirs verts ou bleus sont discontinus ou menacés.

Le concours du réaménagement de la route de Meyrin à la hauteur du CERN offrait une belle occasion à l'Etat de recréer un corridor biologique le long du Nant d'Avril pour éviter l'isolement grandissant des marais de Mategnin.  Las, une fois de plus, l'aménagement choisi en fait fi de la nature, la traversée en toute sécurité de la route de Meyrin, ce sera pour les humains seulement. .. Lors du réaménagement de cette même route pour  la venue du tram, le corridor biologique avait aussi été oublié alors que l'enjeu était connu et reconnu d'importance.  On nous promet une agglomération verte, mais on oublie l'existant et du coup, on n'y croit plus.

Les slogans ne tromperont plus personne si ce sont toujours les tronçonneuses qui ont le dernier mot. Evitez-nous l'escroquerie  intellectuelle consistant à prôner un projet d'agglomération « verte » sur le papier tout en continuant dans la réalité, à couper les arbres et à oublier la nature pour de nombreuses mauvaises raisons.

 

21/05/2011

La nature n'est pas à la fête

La biodiversité disparaîtrait moins vite qu'on ne le pensait.  De nouveaux savants calculs d'experts le prouvent et trouvent même que c'est une bonne nouvelle. A mon avis, que l'on fonce à 60 ou à 100 km/h, ne change pas grand-chose, on va quand même droit dans le mur.

Totalement déconnecté de la réalité, immergé dans son monde virtuel, l'homme moderne modélise par écrans interposés sa propre extinction et s'en réjouit.

Un tel exploit mérite d'être célébré, et ça tombe bien, c'est la fête à la nature !

DSC01271.JPG.jpgQuoiqu'en disent les experts, la nature, elle, disparaît, loin des yeux, loin du cœur... Rares sont en effet les espèces sauvages qui parviennent à s'adapter et à partager notre mode de vie qui leur est de plus en plus hostile. Quant à celles qui s'y aventurent, elles y succombent trop souvent sans qu'il n'y ait personne pour s'en apercevoir.

Avant de disparaître sur le terrain, c'est faute de l'avoir revue qu'on perd la nature. Alors, pour ne pas l'oublier, allez réapprendre ou apprendre la joie de l'observation de toutes ces espèces qui côtoient notre quotidien, malgré tout, c'est essentiel.

Moi, pour ce jour là, je vous offre quelques chroniques hérissonnes.

 

23/03/2010

Mark Muller fait de la politique, et au diable les grenouilles

Le maintien des couloirs de migration de la faune sauvage est un des grands défis qui attendent l’aménagement concerté du territoire de l’agglomération genevoise.  En effet, la fragmentation du territoire due à l’urbanisation croissante de notre région menace plus que jamais ces corridors de déplacement entre lieux de vie, de reproduction ou de nourrissage. Il en va de la survie des espèces sauvages terrestres et aquatiques.  Grande et petite  faune peinent de plus en plus à se déplacer et même à vivre en toute sécurité (et elles ne sont pas les seules...). Au retour des beaux jours, c’est le massacre : crapauds, grenouilles et hérissons se font écraser par milliers sur nos routes, faons et lapereaux sont débusqués par les chiens non tenus en laisse, oisillons et lézards croqués par nos chats. Pas un endroit de tranquillité pour fonder une famille ou se reposer tout simplement. Si la sève du printemps nous démange, nous fait tourner la tête, d'autres la perdent carrément.

Mark Muller, notre conseiller d’Etat en charge de l’aménagement du territoire et des constructions fait de la politique. Pas celle d’une autorité compétente et respectueuse des lois qu'il est censé incarner. Non, celle qui, fait fi du bon usage des deniers publics, qui se fiche des préavis de services responsables, et qui passe par-dessus sa propre police des constructions. En autorisant au mépris de la loi, l’installation de Canidos (parkings, bruits et lumières nocturnes compris) à Sauverny, en pleine zone agricole, sur un corridor biologique d’importance nationale, pile poil à côté de la réserve naturelle, Mark Muller ne se fiche pas seulement des grenouilles et autres pauvres bêtes. Il se fiche aussi des citoyens qui respectent les procédures, des agriculteurs qui n'utilisent pas n'importe comment la zone agricole, des éducateurs canins qui dans leur immense majorité parviennent sans problème à exercer leur métier sans enfreindre la loi. Se faisant, il perd toute crédibilité par rapport au projet d’agglomération dont il est sensé être le porteur responsable et fiable au niveau cantonal.

Si certains croient encore que tous les crapauds peuvent devenir des princes charmants, moi j'y crois plus du tout !

Voir la Tribune de Genève du 23 mars 2010

26/09/2009

Noria s'invite dans ma campagne

Noria est arrivée hier soir, alors que je me mettais enfin à écrire consciencieusement à mes amis afin qu'ils m'accordent leur soutien dans ma campagne de candidature au Grand Conseil. Apportée par une gentille famille de Satigny, cette hérissonne ne payait pas de mine. Mais vraiment pas du tout. Affaiblie, froide, et d'une maigreur à faire peur, je ne donnais pas cher de sa survie au grand dam des petites filles qui avaient trouvé la pauvre bête. Les adresses furent mises de côté au profit du hérisson. En commrnçant par les soins des coussinets abîmés et sanguinolents tant la pauvre avait arpenté une prison de béton dont elle ne serait jamais sortie sans l'aide des enfants, puis la prise d'un bon fortifiant, de l'eau, pour terminer dans un nid chaud et calme, j'ai fait mon possible, à elle de faire le reste, si elle le voulait bien. Aujourd'hui, Noria est encore vivante, elle a mangé et bu seule, un petit peu seulement, mais c'est déjà tout celà de gagné. J'ai pu sortir à la rencontre de mes semblables toute la journée avant de refaire les soins de base en rentrant. Cette nuit, j'ai repris  mes envois et Noria s'est remise à manger ses croquettes. Bienvenue dans ma campagne !

23:49 Publié dans Nature | Tags : herisson, nature, soins, campagne | Lien permanent | Commentaires (1)