28/06/2011

Construire la ville en ville, oui. Au détriment des communes suburbaines, Non !

Dans le supplément Immobilier de la Tribune du 28 juin, Christophe Aumeunier, secrétaire général de la Chambre Genevoise Immobilière, se réjouit du vote unanime du Grand Conseil pour le projet Praille-Acacias-Vernets (PAV). Il en profite de suite pour ajouter une petite phrase assassine : "d'autres (ndlr entreprises industrielles), qui génèrent des immiscions (bruits, trépidations, odeurs ou trafics de marchandises importants) pourraient s'établir au Bois-de-Bay ou dans de nouvelles zones industrielles à créer à Bernex et à Colovray (zone des bisons)."

Même si, tout soudain, il ne mentionne plus les zones industrielles de Vernier pour délocaliser les entreprises qui font "tache" au PAV, par pure solidarité avec les autres communes visées, je m'insurge ! Au-delà du fait que nous ne sommes pas des poubelles, la zone de Bois de Bay n'est reliée à rien et celle de Colovray non plus. Quant à Bernex, déjà que les habitants ne veulent pas du service des autos,... Mais il est vrai que côté odeurs, ils sont déjà habitués.

Expédier les industries à la périphérie, ce serait refaire les erreurs urbanistiques du siècle passé et amplifier les mouvements pendulaires entre zones industrielles et zones résidentielles qui en découlent aujourd'hui.

Le vrai défi du PAV c'est  au contraire de parvenir

  • à réaliser la mixité logements et activités en intégrant les activités tertiaires et secondaires existantes
  • à superposer les usages dans un souci d'économie du sol
  • à réussir le pari de la verticalité plutôt que de se vautrer, une fois de plus, dans l'horizontalité dévoreuse de m2

Défi, oh combien difficile pour une Genève au ras des pâquerettes mais que le projet de loi du PAV permet parfaitement de réaliser, pour autant que l'on en ait la volonté.

En fait, si Mark Muller, faisait véritablement preuve de volontarisme au PAV, ce n'est pas 1 logement pour tout nouvel emploi qu'il construirait mais 2 logements. Là, on aurait vraiment une chance de résorber le déficit actuel et le PAV serait véritablement novateur et salvateur.

 

Ah le PAV on en parle, on en parle... Au siècle dernier, Maurice Braillard voulait lui aussi reconstruire la ville en ville, de même que Zebulon en 2008

 

28/01/2011

Construire la ville en ville, Pic-Vert monte les tours !

Pic-Vert a décidé de s'exprimer pour soutenir la réalisation d'un projet Praille-Acacias-Vernets (PAV) résolument futuriste, construit pour et non au détriment des habitants du canton quels qu'ils soient.

En invitant le Conseil d'Etat à avoir le courage de son ambition et de s'en donner les moyens en

  • Déclarant le PAV périmètre d'hypercentre sans limite de densité et de verticalité.
  • Attribuant au PAV un statut spécial et exceptionnel permettant à l'Etat de s'affranchir dans cette zone délimitée, des règlements de construction existants, laissant ainsi l'imagination et les potentialités se développer véritablement.

 

Pic-vert.jpg Communiqué de presse de Pic-Vert du 28 janvier 2011

Le site Pic-Vert étant en pleine refonte et donc inutilisable en ce moment, mon blog  et peut-être d'autres (?) offre un perchoir à notre oiseau qui pique

 

12:51 Publié dans Politique | Tags : pav, construction | Lien permanent | Commentaires (4)

24/11/2010

Le PAVé dans la mare

Mark Muller veut du logement. Mais comment faire ? Là, ça patine. Du coup, pourquoi  ne pas lancer Genève dans les jeux olympiques d'hiver ! Le village olympique  pourra être recyclé en logement pour les genevois et la patinoire fera le bonheur du hockey club.

Et si on s'occupait de remplir les méga stades vides d'abord. C'est plus dur, et moins vendeur, hélas.

Mark Muller veut du logement et rêve de  tours, moi aussi, mais pas sûr qu'il les veuille à tout prix. Il parait que les terrains du PAV ne supporteraient pas les tours. Mince alors, mais comment ont-ils fait à Dubai ? Les terrains n'y sont sûrement pas meilleurs mais là bas, il y a de l'argent, et même quand on en n'a plus, il y en a encore. De quoi faire rêver les promoteurs genevois. Vraiment ? Pas sûr. Comme le suggère incidemment, Guy Mettan, ancien président du Grand Conseil,  les entreprises de la place, n'ont pas les moyens de se payer des tours à 100 millions et ne veulent surtout pas de la concurrence de groupes étrangers.

Voilà, notre Mark Muller bloqué et nous aussi (dans les bouchons en tous cas).

Allez, Mark Muller, je vous donne une piste que vous n'avez pas encore testée : le PAV dans la mare, alias, construire des tours dans la rade.

Aucun problème pour remblayer le lac, comme le prouve le projet de plage des Eaux-Vives.

Aucun problème pour trouver des financements, l'endroit se voit et les riches investisseurs étrangers sont  prêts à construire sans imposer de groupes étrangers (Krapunov pour Genève plage, le Qatar pour un pont, etc.).

Manhattan  sur Léman, assurera à chacun sa tour. Les 2 bras d'eau nécessaires pour le passage de l'eau du lac au Rhône assureront aussi une pléthore de ponts pour tous ceux qui rêvent de traverser la rade sans bouchons et une pléthore de rives  pour tous ceux qui rêvent de plage.

Et non, je n'ai pas besoin de sparadrap pour me faire soigner. Mon idée, vaut les vôtres, que je regrette de ne pouvoir découvrir lors de la présentation du PAV du 25 novembre. Je suis occupée à présenter l'intérêt des jardins naturels pour notre équilibre et celui de notre faune sauvage, on ne se refait pas.