06/09/2009

Et si Kadhafi venait aider Genève en rade ?

Dans toute cette affaire libyenne, tout se résume à l'honneur : celui du notre pays, celui du clan Kadhafi. La sortie de crise se devra donc d'être honorable pour toutes les parties, ce qui ne sera pas facile. Réclamer la tête de notre président ne servirait que le jeu de pouvoir que Kadhafi se plait à jouer avec la Suisse. Pour sauver son honneur et le nôtre, je ne vois d'autre issue à Hans-Rudolf Merz que de se comporter en vrai Samourai. Mais nous ne sommes pas au Japon et se faire hara-kiri, au sens propre, n'est pas vraiment ancré dans la tradition helvétique !

Et  Genève, comment pourrait-elle s'en sortir ? Car toute cette affaire risque bien de nous retomber dessus. Alors tant qu'à faire, autant ne pas rester en rade et proposer de suite un arrangement qui satisferait toutes les parties et même, les Genevois. Il s'agit de casser un engrenage négatif, un cercle vicieux qui peut durer encore longtemps. Osons donc sortir des schémas et proposer une variante de sortie de crise innovante, osée et suffisament inattendue pour surprendre le guide suprême libyen.

Offrons à Kadhafi de financer la grande traversée de la rade en signe d'appaisement et de réconciliation. En échange de quoi, elle porterait son nom et, pourquoi ne pas imaginer un monument à la l'amitié helvético-libyenne au début de ce futur pont ? Il serait honoré et les Genevois seraient ravis d'avoir enfin dépassé leurs sempiternels blocages. A Genève, ce ne serait pas une première. :  Ruedi Noser, dans son article du Matin Dimanche du 6 septembre, intitulé "Le sens des priorités", nous rappelle  en effet qu'en 1873, Genève n'hésita pas à construire un mausolée sur le plus bel emplacement sans considération de prix à un excentrique et paranoiaque, le duc de Brunswick, qui lui légua toute sa fortune.

Excentrique et paranoïaque ? Kadhafi à toutes les qualités pour être le nouveau duc de Brunswick de Genève ...

Je vous souhaite une bonne semaine !