21/03/2010

Genève, Jeune Eve, Schön Eve ....

Voici le printemps qui revient et Zébulon, mon hérisson frippon, se réveille et lit la tribune de Genève.

Il  y découvre coup sur coup le nouveau logo et le nouveau slogan de Genève Tourisme, ainsi que la nomination du nouveau directeur de Genève Tourisme, Philippe Vignon, en remplaçement de François Bryand.

GE monde en soi.jpg

Au vu du logo et du slogan trouvé pour la modique somme de CHF 200'000.- (oui, vous avez bien lu ...) par une société privée, Zébulon était mort de rire et a décidé de créer sa propre agence de publicité, Sushi & Sushi, capital de départ 3 limaces, 2 neurones et 5'000 piquants.

Il souhaite au nouveau directeur de Genève Tourisme un "brillant" avenir pour promouvoir l'image de notre cité canton monde genevois.  Il lui faudra bien du courage et des efforts pour remettre en selle le seul office de tourisme du monde capable de choisir un logo et un slogan acratopèges (soit sans qualités particulières).

D'habitude, on utilise plutôt ce terme pour qualifier une eau de boisson, vu que ce que l'on recherche c'est qu'elle soit incolore, inodore et sans saveur. Est-ce la référence à l'eau du jet d'eau qui a poussé à ce subtil choix ? Ou peut-être un vieux relent de calvinisme, refusant tout ce qui pourrait sembler un tant soit peu ostentatoire ... On l'aurait encore compris comme slogan pour les banquiers privés genevois, dont la discrétion est légendaire, et comme l'argent n'a pas d'odeur et qu'il devient de plus en plus blanc ... Mais pour attirer le touriste, on cherche encore ....

Zébulon s'est donc mis au travail et s'est lancé dans un "remue-piquant" (ou pic storming, sa manière à lui de réfléchir). Sa conclusion immédiate, simple et évidente est qu'il faut dynamiser l'image de Genève en revenant aux fondamentaux de la publicité :

1. Offrir du rêve et de l'émotion

2. Une  jolie fille, ça fait toujours vendre

3. De l'humour

Il vous offre le résultat de ses cogitations, qui a l'avantage de pouvoir se décliner sous de nombreuses formes :-)

GE un monde en soie.jpg




(Toute ressemblance avec un calendrier de lingerie féminine connu et la revue genevoise n'est pas le fait du hasard, avec l'apport d'une photo libre de droits de Madgeographer)

21/10/2009

Office du tourisme ou république bananière ?

A propos de l’article « François Bryand s’occupera du concept touristique de 2015 » Tribune de Genève du 21 octobre 2009.
Objectifs, travail et budget sont indissociables. A force de rechercher les économies sous le seul angle budgétaire on en oublie que le travail se fait par des personnes que l’on engage pour leur compétence à atteindre des objectifs fixés.
Un bel exemple est celui de l’office du tourisme dont la direction ne s’intéresse qu’aux évènements majeurs,  et ne « vend » Genève que sous l’angle du jet d’eau, à l’ombre du mur des réformateurs. Cela fait des années que des voix s’élèvent pour rappeler qu’au delà de la ville de congrès, notre canton est doté d’une campagne d’une beauté au moins équivalente à celle de la rade,  que tous les touristes ne viennent pas de loin et ne se déplacent pas qu’en masse, qu’il faut développer l’offre au profit des familles en diversifiant et en valorisant le tourisme vert de proximité. Produits du terroir, dégustation-vente à la ferme, promenades didactiques à la découverte de la nature ou des cultures, circuits à pied, à vélo, à cheval ou en âne, visites de fabriques emblématiques aux noms prestigieux, tout est là pour étoffer l’offre, sauf la volonté de le faire.
Une fiduciaire Berney&Associés mandatée par Genève tourisme pour analyser l’organisation de Genève tourisme, a fait part de ses critiques et émis des recommandations. Genève tourisme n’ayant pas les moyens financiers pour mettre en oeuvre « la vision du tourisme souhaitée pour Genève à l’horizon 2015 » c’est… la fiduciaire qui est sollicitée et qui mandate… le directeur démissionnaire de Genève tourisme pour faire le boulot ?!
Il n’est pas acceptable que des gens soient mandatés pour faire le travail qu’ils n’ont pas fait avant alors qu’iles étaient payés pour le faire. Avec de telles pratiques, ne nous étonnons pas si des citoyens optent pour des votes de contestation dans ce canton.

23:49 Publié dans Politique | Tags : tourisme, politique | Lien permanent | Commentaires (1)